« Fabriquer la prison »

Pour une étude des « spatialités » au sein de cinq prisons belges et françaises
 

Sous la direction de :
  • Laurent Solini (SANTESIH EA 4614, Université de Montpellier)
  • Jennifer Yeghicheyan (LERSEM-CERCE EA 4584-E1, Université de Montpellier)
  • Sylvain Ferez (SANTESIH EA 4614, Université de Montpellier)

Équipe de recherche :
  • Jean-Charles Basson (Maître de conférences, PRISSMH-SOI EA 4561, Université de Toulouse 3)
  • Elsa Besson (Doctorante, Histoire et Critique des Arts EA 1279, Université de Rennes 2)
  • Alice Jaspart (Chargée de recherche FNRS, Centre de Recherches Criminologiques ULB067, Université Libre de Bruxelles)
  • Sylvain Ferez (SANTESIH EA 4614, Université de Montpellier)
  • Paul Landauer (Maître-Assistant, AUSser-OCS UMR 3329, Ecole d’architecture, de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée)
  • Gérard Neyrand (Professeur, PRISSMH-SOI EA 4561, Université de Toulouse 3)
  • David Scheer (Aspirant FNRS,  Centre de Recherches Criminologiques ULB067, Université Libre de Bruxelles)
  • Laurent Solini (SANTESIH EA 4614, Université de Montpellier)
  • Jennifer Yeghicheyan (Post-doctorante, SANTESIH EA 4614, Université de Montpellier)

 

Résumé de la recherche :

Punition, contrôle, discipline, dissuasion, privation, amendement, instruction, thérapeutique, réhabilitation et depuis peu intégration de certains principes urbains ; les fonctions relatives à l’enfermement carcéral ne cessent de se multiplier y compris pour s’opposer les unes aux autres. La fabrique de la prison, des programmes de construction, aux premières esquisses en passant par les réaménagements quotidiens, est alors traversée par bon nombre d’illogismes qu’une observation fine des « spatialités » permet de mettre au jour. Une enquête ethnographique de longue durée, menée au sein de cinq prisons belges et françaises, et couplée à un travail d’archives, permet alors d’appréhender les diverses modalités d’appropriation des espaces de l’enfermement. Lors de la conception, au moment où les espaces ne sont encore que figurés, durant le fonctionnement de l’établissement, une fois les lieux habités, aménagés, voire réaménagés, il s’agit d’interroger le rapport entre des atmosphères souhaitées ou tangibles et des usages anticipés ou existants. Les fonctions, les significations et même les identités imputées aux espaces sont d’abord le fait d’un positionnement, d’une orientation, du recours à la lumière naturelle, de l’utilisation de certains matériaux ou coloris, de la présence d’éléments de décoration tout autant que des usages qu’ils sont susceptibles d’accueillir. Au bout du compte, ce sont les spatialités carcérales qui révèlent, pourrait-on dire le mieux, l’ensemble des contradictions sur lesquelles repose la fabrique d’une « prison mosaïque » aux missions et aux définitions multiples, considérée pour le moins comme l’insurpassée traduction de la peine.
 

Financement :

Mission de recherche Droit et Justice

 

Publications associées :
  • Jaspart A., Solini L., 2016, « Promenade ». De l’étude d’un quartier mineurs par sa cour, Champ Pénal/Penal field, Vol. XIII, [http://champpenal.revues.org/9431]
  • Solini L., Scheer D., Yeghicheyan J., 2016, « Une fenêtre ouverte sur l’extérieur » ? Ecologies de deux espaces carcéraux, Sociologie, 7, 3, 225-242, [https://sociologie.revues.org/2851]

Journées d'étude associées :
  • 5 octobre 2016 – « Fabriquer la prison »
  • 17 et 18 septembre 2015 – « L'architecture carcérale, prospectives »
  • 26 juin 2014 – « Penser l'architecture carcérale »
  • 5 décembre 2014 – « Comparer les architectures carcérales »